Ibn Fāris (Maqāyīs al-Lugha, art. أَمَّ) : «أصلٌ صحيح يدل على قصدٍ واعتماد، أو أصل وإمام» — une racine saine indiquant l'intention/la direction vers quelque chose, ou l'origine et l'exemplaire de référence.
Ibn Manẓūr, Lisān al-ʿArab, art. أَمَمَ : «الأُمِّيُّ : المنسوبُ إلى أُمِّه أو إلى أُمَّته» — l'ummī est celui rattaché à sa mère ou à sa communauté d'origine.
وَمَا كُنتَ تَتْلُو مِن قَبْلِهِ مِن كِتَابٍ وَلَا تَخُطُّهُ بِيَمِينِكَ ۖ إِذًا لَّارْتَابَ الْمُبْطِلُونَwa-mā kunta tatlū min qablihi min kitābinwa-lā takhuttuhu bi-yamīnikaidhan la-rtāba l-mubṭilūnEt tu ne récitais/lisais aucun Livre avant lui,et tu ne le transcrivais pas de ta main droitesinon, les tenants du faux auraient eu matière à douter.
اقْرَأْ بِاسْمِ رَبِّكَ الَّذِي خَلَقَ خَلَقَ الْإِنسَانَ مِنْ عَلَقٍ اقْرَأْ وَرَبُّكَ الْأَكْرَمُ الَّذِي عَلَّمَ بِالْقَلَمِ عَلَّمَ الْإِنسَانَ مَا لَمْ يَعْلَمْIqraʾ bi-smi rabbika lladhī khalaqkhalaga l-insāna min ʿalaqiqraʾ wa-rabbuka l-akramalladhī ʿallama bi-l-qalamʿallama l-insāna mā lam yaʿlamLis/Récite au nom de ton Seigneur qui a crééil a créé l'être humain d'une adhérenceLis/Récite, et ton Seigneur est le Très-Généreuxcelui qui a enseigné par le calameil a enseigné à l'être humain ce qu'il ne savait pas.
Ibn Fāris (Maqāyīs al-Lugha, art. قرأ) : «القاف والراء والهمزة أصل صحيح يدل على جمع وضم» — racine indiquant rassemblement et réunion.De là : «réunir les lettres en parole», c'est-à-dire lire ou réciter.
Position de rechercheAu terme de cette étude, la thèse de l'illettrisme du nabī ne trouve aucun appui dans le corpus coranique.Le terme ummī désigne son appartenance aux peuples non-scripturaires: une désignation communautaire, non une description de ses capacités intellectuelles.Le verset 29:48 établit l'origine non-dérivée du Coran, non l'incapacité de son transmetteur.Les adversaires, tels que rapportés par le Coran lui-même, présupposent un processus d'écriture autour du nabī — sans jamais invoquer son supposé illettrisme.Ces conclusions sont présentées comme cartographie de compréhension à partir du texte — non comme dogme et non comme prescription.
«Le Coran lu par lui-même, en arabe classique. Sans tafsīr, sans hadith, sans école. Le texte dit ce qu'il dit — rien de plus, rien de moins.»